C’est au-delà de la Pop, c’est bien plus que de la musique… c’est Etienne 😍
Mes apparences ne te trompent pas Tu perces sous le sourire conquérant L’ego défaillant Tu fais voler le vernis en éclats Et tu démontes le mécanisme complexe De mes défenses et de mes réflexes
Car tu me vois vraiment Car tu me vois, tu me ressens Tel que je suis vraiment Car tu me vois et tu m’entends
Tu rouvres la cage où, surprotégé, Je m’étais à double tour enfermé De peur de t’aimer et de m’engager Plus d’artifices, ni de lignes floues Mes plus gros défauts, mes pires faiblesses Sont pour toi mes principaux atouts
Et je me vois vraiment Dans le miroir que tu me tends Tel que je suis vraiment Alors je cède et je me rends
Pour toi, je dépose corps et armes Je dépose corps et armes Au moment où je m’y attendais le moins Un ange m’est apparu dans un coin Je dépose corps et armes Je dépose corps et armes Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre
Et je me vois vraiment Dans le miroir que tu me tends Tel que je suis vraiment Alors je cède et je me rends
Pour toi, je dépose corps et armes Je dépose corps et armes Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre
Je dépose corps et armes Je dépose corps et armes Je n’oppose aucune sorte de résistance Tu me fais renaître, je savoure ma chance
Car tu me vois vraiment Car tu me vois, tu me ressens Tel que je suis vraiment Car tu me vois et tu m’entends…
Coup de foudre confirmé. Je répète : coup de foudre confirmé ! Abnousse me fait tourner la tête !
Ce livre démarre par une énorme surprise : un court texte qui emporte ma totale adhésion. Quel n’est pas mon étonnement de découvrir qu’il s’agit d’un extrait tiré de La Philosophie dans le boudoir de Sade.
Je suis un peu sonnée car, Sade, je connais de nom et de loin. Pour moi, c’est un taré sexuel de première classe qui n’a vécu que pour le cul tendance supplice et qui n’a écrit que sur le cul tendance supplice. Eh bien non, j’entraperçois l’homme philosophe et politique. La bibliothécaire va devoir creuser !
Mais revenons à Abnousse ! Son livre est tellement riche que je ne sais pas par quoi commencer. Et encore, je ne suis pas sûre d’avoir tout compris🤪, ni d’être d’accord avec tout 😱 ! En tout cas, il remue ! Tous les sujets y passent, le féminisme, la religion, la République, la laïcité, le courage, l’engagement… Le ton est tranché, entier, pas de demi-mesure. Le lecteur pourrait se sentir heurté, mais non ! Tout est raisonné, argumenté, rien n’est imposé, loin des idées toutes faites et tellement faciles à s’approprier.
C’est d’abord l’histoire d’un parcours, de son parcours.
Iran, 1979, instauration de la république islamique. Une petite fille, issue d’une famille aisée, ne comprend pas le port du voile, rendu obligatoire, et la surveillance quotidienne de la police des moeurs dans l’espace publique. Ce que l’on ne comprend pas, on ne l’accepte pas.
C’est le début d’une insoumission et d’une révolte.
Abnousse débute son long combat, d’abord, avec une arme enfantine, instinctive, innocente : la provocation (montrer son cul à l’école). Puis, vient l’exil en France, le déclassement, la pauvreté. Et surtout l’incompréhension qu’elle ressent face à des femmes qui choisissent librement le voile, face aux réactions que suscite son statut d’exilée, face à une société qui se veut tolérante mais qui pratique l’entre-soi.
La provocation ne suffit plus, au mieux elle amuse, au pire elle nourrit le malentendu. Sa lutte va devoir devenir plus raisonnée, structurée.
Vient alors l’émancipation.
Apprendre, lire, comprendre pour pouvoir construire sa propre pensée, l’exprimer et combattre les faux-semblants. Cela va passer par plein de choses dont le plus surprenant est la découverte de la littérature libertine du XVIIIe siècle.
C’est parfois dérangeant, parfois étonnant mais toujours passionnant ! J’ai énormément appris et, surtout, elle m’a donné l’envie de découvrir Sade.
JUSTINE OU LES MALHEURS DE LA VERTU de Sade
D’abord il y a eu le choix du livre. Gros dilemme ! J’étais tellement prévenue contre lui que je voulais commencer par l’ouvrage le plus soft possible. Bref, tout faire pour éviter Les 120 journées de Sodome.
C’est l’histoire de deux soeurs orphelines, Juliette et Justine qui, abandonnées à elles-mêmes, vont faire des choix radicalement opposés. Juliette choisira le vice, l’individualisme, la recherche des plaisirs. Le paradis sur terre étant le seul qui nous est garanti, sa recherche excuse tout, absout tout. L’absence de justice, divine ou sociale, gratifie les plus dépravés.
Justine est LA vertueuse par excellence (franchement, à ce point ça confine à la connerie), ne voulant jamais sacrifier ses principes, ses croyances, persuadée que seules les bonnes actions comptent et qu’elle trouvera son salut dans l’au-delà. Mais la vertu ne paie pas et tous les malheurs s’abattront sur elle (jamais vu une fille aussi souvent à genoux).
Sade écrit bien, très bien même, c’est un pur bonheur. A tel point qu’il peut décrire les pires sévices, ça passe tout seul (oui, j’exagère un peu 😫).
Effectivement, ma méconnaissance de l’auteur m’a induite en erreur. Limiter Sade à un gros pervers est réducteur. En réalité, les passages érotico-pornos sont même très décevants. Je découvre avant tout un être libre, persuadé que seuls des individus éclairés et critiques peuvent devenir des citoyens raisonnés.
Quel que soit le parti-pris qu’il expose, il l’argumente avec une construction assez impressionnante. Que ce soit le point de vue des débauchés ou celui des apôtres de la vertu. La nature toute puissante contre Dieu. Peu importe qui a raison qui a tort, que vous adhériez à son propos… ou pas ; tout tient dans l’implacabilité (ça existe, j’ai vérifié 😉) de son raisonnement qui fait la force de son discours.
C’est un livre totalement amoral, le triomphe du vice sur la vertu. La religion est vue comme un instrument politique pour dominer le peuple. Il place le droit à la jouissance au-dessus de tout, tant pour les hommes que pour les femmes (en ce sens il est le précurseur d’une parfaite égalité entre les sexes tant d’un point de vue social que sexuel). Il revendique la liberté la plus extrême même la plus noire.
C’est une réelle découverte… Je vais quand même faire une petite pause et me rabattre sur un livre complètement con et inoffensif 😂, histoire de bien me vider la tête.
Mon goût pour le people et mes préjugés auraient pu me faire passer à côté de ce livre 😱 !
J’adore les potins concernant les célébrités : qui couche avec qui ? Qui trompe qui ? Qui vient de quitter qui ? Oui, je sais, c’est assez pathétique 😫.Naturellement je connais Samuel mais uniquement pour sa belle gueule d’ange torturé et parce qu’il vient d’épouser Vanessa Paradis. Bref, je ne le connais pas ! Je n’ai jamais vu ses films, jamais lu ses livres, ni vu aucune de ses pièces de théâtre. Pourquoi ? Parce que j’en ai l’image d’un intello tourmenté, légèrement perché du bulbe et qui peut être, à tout moment, visité par l’inspiration, le génie et autres illuminations. Les rares interviews que j’ai vu de lui m’ont confortée dans mon jugement : ce type n’est pas de notre planète. Il est d’ailleurs. En promotion, je l’imagine faire un effort surnaturel pour sortir de sa fièvre créative permanente, se mettre au niveau de ses interlocuteurs et essayer tant bien que mal d’apprivoiser les codes médiatiques. De temps en temps, il fait de l’humour (enfin, je crois), mais même ses traits d’esprit me laissent à distance. Une sorte de dérision inquiète qui commence par vous faire sourire et qui vous laisse un goût de fin du monde (OK, j’exagère un peu mais je ne suis pas loin de le penser). Bref, jusqu’à présent, j’aimais bien Samuel pour son physique et ça me suffisait amplement.
D’où que Samuel fait partie de la rentrée littéraire ???
Impossible d’aller à la Fnac, chez mon libraire, chez N’IMPORTE QUEL LIBRAIRE, sans voir son bouquin en bonne place parmi les nouveautés ! Une couverture sobre avec seulement le mot Reviens, même pas en très gros, ni en très rouge (aguicher le chaland, quelle vulgarité 😩), aucune ponctuation, un minimalisme assumé qui vous gueule à la figure que « c’est un livre d’auteur, sérieux et que si t’as pas envie de rire, tu es bien tombé et tu vas être servi » ! Seule concession, sûrement imposée par l’éditeur, un bandeau avec la photo de l’auteur (tu m’étonnes !!!).
Sauf que, MON libraire le recommande ! Quand il aime, il trombone un petit papier sur la couverture avec quelques mots manuscrits qui, neuf fois sur dix, donnent envie de le lire.
La première fois, je tourne autour du livre, à bonne distance, comme si mon banquier allait en sortir pour me signifier que la situation de mon compte devrait me préoccuper davantage !
La deuxième fois, je me rapproche prudemment et la troisième fois, je me décide à lire la petite critique de mon libraire.
Je tombe sur le cul ! Il a trouvé ce livre hilarant, émouvant et tendre ! Je vérifie qu’il parle bien du bouquin de Samuel, cet être décalé, à l’ouest, prisonnier des limbes de la création. Il parle bien de lui. Je me dis que mon libraire a pété une durite et rentre chez moi, attends quelques jours… et je reviens acheter Reviens.
J’ai beaucoup aimé ce livre !
Reviens n’est pas une supplication à une femme mais à un fils. Un écrivain, en panne d’inspiration depuis plusieurs années, dont la vie côtoie le néant depuis la séparation avec sa femme, voit son grand fils quitter la maison pour un voyage autour du monde.
Ce départ agira comme un électrochoc dans son existence totalement apathique.
Comme souvent, il faut que les gens partent pour qu’on réalise combien on tient à eux et combien on les connaît mal, par pudeur, par manque d’efforts, par égoïsme, par lâcheté. Le père et le fils s’aiment, bien sûr, mais sans se le dire. Complices, copains, fumant des clopes ensemble, en silence, à quatre heure du matin. Ils ne se disent pas l’essentiel, persuadés que l’autre le sait et que l’essentiel est superflu.
C’est l’histoire d’une renaissance, progressive, douce, entre un père et son fils, entre un homme et l’amour, entre un écrivain et son envie de raconter des histoires.
L’écriture est totalement accessible et ancrée dans le réel (Samuel est un type comme les autres 😜). C’est touchant, tendre et, paradoxalement, drôle, bourré d’auto-dérision. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est hilarant (n’oublions pas que Le Discours de Fabrice Caro a mis la barre très haut) mais j’ai souri et ri souvent (la scène de l’achat du canard à la ferme 😍😍😂).
Je vous le conseille, c’est léger tout en étant peut-être plus profond qu’il n’y paraît.
Et surtout, mes préjugés envers Samuel ont totalement disparu 😜 !
Préparez votre… préparez votre pâte Dans une jatte… dans une jatte plate Et sans plus de discours Allumez votre… allumez votre four.
Prenez de la… prenez de la farine Versez dans la… versez dans la terrine Quatre mains bien pesées Autour d’un puit creux… autour d’un puit creusé
Choisissez quatre… choisissez quatre ufs frais Qu’ils soient du mat’… qu’ils soient du matin frais Car à plus de vingt jours Un poussin sort tou… un poussin sort toujours.
Un bol entier… un bol entier de lait Bien crémeux s’il… bien crémeux s’il vous plait De sucre parsemez Et vous amalga… et vous amalgamez.
Une main de… une main de beurre fin Un souffle de… un souffle de levain Une larme de miel Et un soupçon de… et un soupçon de sel.
Il est temps à… il est temps à présent Tandis que vous… tandis que vous brassez De glisser un présent Pour votre fian… pour votre fiancé
Un souhait d’a… un souhait d’amour s’impose Tandis que la… que la pâte repose Lissez le plat de beurre Et laissez cuire une… et laissez cuire une heure
Tous les ans, début novembre, est dévoilé le prestigieux Prix Goncourt. La tension est savamment orchestrée, dès la rentrée littéraire, grâce aux pré-sélections de septembre et octobre. Mais fin octobre, on atteint le summum de l’effervescence. Chacun y va de son pronostic ; les plus téméraires balancent leur coup de cœur, les plus prudents tablent sur une sélection. Quant à moi, je m’en fous, vu qu’en général, je commence juste à attaquer les livres de la rentrée littéraire d’il y a dix ans !
Cette année, La Grande Librairie n’a pas dérogé à la règle. Une semaine avant l’attribution du Goncourt, l’émission donne la parole à quatre libraires : quel est, pour eux, le livre qui mérite le prix et pourquoi ?
Le premier libraire présente et argumente son choix, le deuxième itou, jusqu’à la troisième ! Une libraire passionnée qui dit CE QU’IL NE FALLAIT PAS DIRE ! Elle tient K.O. de Hector Mathis. Elle raconte juste ce qu’il faut pour donner envie de le lire et termine par : « c’est la première fois que je ressens cela pour un livre, depuis Voyage au bout de la nuit« .
La bibliothécaire se raidit, fait une moue où se mêlent surprise, suspicion et contrariété (ce qui, d’après Népoux, est assez drôle à voir). Attention, on n’évoque pas Céline à la légère ! Mais le mal est fait, elle m’a donné envie de lire ce bouquin !
Ressentir la même chose que pour Voyage au bout de la nuit ??!!! Elle est sérieuse ???
Je ne menace pas, je préviens : je peux vite perdre toute objectivité en ce qui concerne le Voyage !
Pour moi, c’est le seul, l’unique livre au monde. Tout le reste n’est que tentatives plus ou moins vaines pour approcher la condition humaine. Ce livre m’a littéralement foudroyée, fracassée, il m’a changée, a bouleversé mon rapport à la vie… et aux livres. J’en suis sortie hébétée, sidérée… et je passe ma vie à chercher le livre qui me fera revivre ça. Frédéric Beigbeder, dans Dernier inventaire avant liquidation, a comparé la lecture du Voyage à un dépucelage littéraire ; je trouve que c’est largement en-deçà de la réalité.
Ça ressemble à Céline… mais ce n’est pas du Céline !
Je m’en doutais… mais j’y ai cru quand même ! Je vais donc essayer d’oublier cette comparaison pour rendre un avis objectif et honnête de ce livre, car c’est un premier roman prometteur même si je l’ai trouvé maladroit.
Ça raconte Sitam et la môme Capu, un couple en marge, deux solitudes qui se tiennent chaud dans un monde hostile. Deux inaptes à la vie, non pas en société, mais dans notre société.
Sitam est fou de jazz et de littérature. Il est jeune mais suffisamment vieux pour avoir plus de désillusions que de rêves.
C’est l’histoire de sa fuite en avant, son errance dans une France puis une Europe en proie au chaos, comme lui.
Dans ce livre, ce qui frappe, c’est l’écriture. Il y a de la gouaille, de l’argot, de la vie, du rythme. Hector écrit comme on joue du jazz, avec frénésie. Un jazzman a dit un jour : « le jazz n’offre aucun répit. Il ne tient pas en place et ne le fera jamais ». C’est exactement ça !
Puisque notre héros n’a plus d’espoir, l’auteur s’en donne à coeur joie. Tout est foutu ? Autant s’en payer une bonne tranche ! Bim, bam, boum ! De la musique à vous faire tourner la tête, à vous saouler, à vous écoeurer ! Des ribambelles de mots qui vous apostrophent, se heurtent, finissent par se répéter et ne plus vouloir rien dire.
C’est ça, le principal problème de ce récit : la forme l’emporte sur le fond. Comme une improvisation de jazz qui finit par tourner en boucle autour d’accords majeurs mais sans jamais réussir à les approcher.
Hector Mathis est jeune, talentueux, même si j’ai été déçue, je suis curieuse de savoir ce qu’il va écrire à l’avenir !
Je l’ai dans la tête depuis une semaine, il n’y a aucune raison pour que vous y échappiez 😉…
Every breath you take Every move you make Every bond you break Every step you take I’ll be watching you
Every single day Every word you say Every game you play Every night you stay I’ll be watching you
Oh can’t you see You belong to me My poor heart aches With every step you take
Every move you make Every vow you break Every smile you fake Every claim you stake I’ll be watching you
Since you’ve gone I been lost without a trace I dream at night I can only see your face I look around but it’s you I can’t replace I feel so cold and I long for your embrace I keep crying baby, baby, please
Oh can’t you see You belong to me My poor heart aches With every step you take
Every move you make Every vow you break Every smile you fake Every claim you stake I’ll be watching you
Every move you make Every step you take I’ll be watching youI’ll be watching you (Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take) I’ll be watching you (Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay) I’ll be watching you (Every move you make, every vow you break, every smile you fake, every claim you stake) I’ll be watching you (Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay) I’ll be watching you (Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take) I’ll be watching you (Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay) I’ll be watching you
Pensée à Jean-Michel, mon cousin, qui m’a fait découvrir ce groupe. J’avais 8 ans. Où que tu sois, je pense à toi.
Alors vous adorerez cette chanson et le film d’animation Un Monstre à Paris !
C’est un pur bonheur pour les amoureux de la capitale… et les autres !
Elle sort de son lit
Tellement sûre d’elle
La Seine, la Seine, la Seine
Tellement jolie elle m’ensorcelle
La Seine, la Seine, la Seine
Extralucide la lune est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Tu n’es pas saoul
Paris est sous
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Extra Lucille quand tu es sur
La Seine, la Seine, la Seine
Extravagante quand l’ange est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Sur le Pont des Arts
Mon cœur vacille
Entre deux eaux
L’air est si bon
Cet air si pur
Je le respire
Nos reflets perchés
Sur ce pont
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi