DEJEUNER EN PAIX de Stephan Eicher

J’ai toujours craqué pour son petit sourire timide… et sa musique !
Bon week-end à tous et RDV le 11 mars prochain !

J’abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent
J’attends qu’elle se réveille et qu’elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu’elles prennent

Cette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m’inspire le monde
Elle m’a dit qu’elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin
N’est ni rose ni honnête pour la peine
 » Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L’homme est un animal  » me dit-elle

Elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C’est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent
« Crois-tu qu’il va neiger ? » me demande-t-elle soudain
« Me feras-tu un bébé pour Noël ? »

IL Y A de Jean-Jacques Goldman

Il y a
Du thym, de la bruyère
Et des bois de pin
Rien de bien malin

Il y a 
Des ruisseaux, des clairières
Pas de quoi en faire
Un plat de ce coin

Il y a des odeurs de menthe
Et des cheminées
Et des feux dedans

Il y a
Des jours et des nuits lentes
Et l’histoire absente
Banalement

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Il y a
Des enfants, des grands-mères
Une petite église
Et un grand café

Il y a
Au fond du cimetière
Des joies, des misères
Et du temps passé

Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois

Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Et plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l’on a tant besoin que l’on ait besoin de nous
Elle porte les stigmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile enfant

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

DIRTY DIANA de Michael Jackson

You never make me stay
So take your weight off of me
I know your every move
So won’t you just let me be
I’ve been here times before
But I was too blind to see
That you seduce every man
This time you won’t seduce me
She’s saying that’s okay
Hey baby do what you please
I have the stuff the you want
I am the thing that you need
She looked me deep in the eyes
She’s touchin’ me so to start
She says there’s no turnin’ back
She trapped me in her heart
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Let me be!
Oh no
Oh no
Oh no
She likes the boys in the band
She knows when they come to town
Every musician’s fan after the curtain comes down
She waits at backstage doors
For those who have prestige
Who promise fortune and fame
A life that’s so carefree
She’s says that’s okay
Hey baby do what you want
I’ll be your night lovin’ thing
I’ll be the freak you can taunt
And I don’t care what you say
I want to go too far
I’ll be your everything
If you make me a star
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana
Diana!
Diana!
Dirty Diana!
It’s Diana! Yeah, yeah
She said I have to go home
‘Cause I’m real tired you see
But I hate sleppin’ alone
Why don’t you come with me
I said my baby’s at home
She’s probably worried tonight
I didn’t call on the phone to
Say that I’m alright
Diana walked up to me,
She said I’m all yours tonight
At that I ran to the phone
Sayin’ baby I’m alright
I said but unlock the door.
Because I forgot the key.
She said he’s not coming back
Because he’s sleeping with me
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Come on!
Come on!
Come on!
Come on!

CORPS ET ARMES de Etienne Daho

C’est au-delà de la Pop, c’est bien plus que de la musique… c’est Etienne 😍

Mes apparences ne te trompent pas
Tu perces sous le sourire conquérant
L’ego défaillant
Tu fais voler le vernis en éclats
Et tu démontes le mécanisme complexe
De mes défenses et de mes réflexes

Car tu me vois vraiment
Car tu me vois, tu me ressens
Tel que je suis vraiment
Car tu me vois et tu m’entends

Tu rouvres la cage où, surprotégé,
Je m’étais à double tour enfermé
De peur de t’aimer et de m’engager
Plus d’artifices, ni de lignes floues
Mes plus gros défauts, mes pires faiblesses
Sont pour toi mes principaux atouts

Et je me vois vraiment
Dans le miroir que tu me tends
Tel que je suis vraiment
Alors je cède et je me rends

Pour toi, je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Au moment où je m’y attendais le moins
Un ange m’est apparu dans un coin
Je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre
à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre

Et je me vois vraiment
Dans le miroir que tu me tends
Tel que je suis vraiment
Alors je cède et je me rends

Pour toi, je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre
à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre

Je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Je n’oppose aucune sorte de résistance
Tu me fais renaître, je savoure ma chance

Car tu me vois vraiment
Car tu me vois, tu me ressens
Tel que je suis vraiment
Car tu me vois et tu m’entends…

EVERY BREATH YOU TAKE – The Police

Je l’ai dans la tête depuis une semaine, il n’y a aucune raison pour que vous y échappiez 😉

Every breath you take
Every move you make
Every bond you break
Every step you take
I’ll be watching you

Every single day
Every word you say
Every game you play
Every night you stay
I’ll be watching you

Oh can’t you see
You belong to me
My poor heart aches
With every step you take

Every move you make
Every vow you break
Every smile you fake
Every claim you stake
I’ll be watching you

Since you’ve gone I been lost without a trace
I dream at night I can only see your face
I look around but it’s you I can’t replace
I feel so cold and I long for your embrace
I keep crying baby, baby, please

Oh can’t you see
You belong to me
My poor heart aches
With every step you take

Every move you make
Every vow you break
Every smile you fake
Every claim you stake
I’ll be watching you


Every move you make
Every step you take
I’ll be watching youI’ll be watching you 
(Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take)
I’ll be watching you
(Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay)
I’ll be watching you
(Every move you make, every vow you break, every smile you fake, every claim you stake)
I’ll be watching you
(Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay)
I’ll be watching you
(Every breath you take, every move you make, every bond you break, every step you take)
I’ll be watching you
(Every single day, every word you say, every game you play, every night you stay)
I’ll be watching you

Pensée à Jean-Michel, mon cousin, qui m’a fait découvrir ce groupe. J’avais 8 ans. Où que tu sois, je pense à toi.

LA SEINE de Mathieu Chedid

Vous aimez Paris ? Vous aimez la Seine ?

Alors vous adorerez cette chanson et le film d’animation Un Monstre à Paris !

C’est un pur bonheur pour les amoureux de la capitale… et les autres !

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Elle sort de son lit
Tellement sûre d’elle
La Seine, la Seine, la Seine
Tellement jolie elle m’ensorcelle
La Seine, la Seine, la Seine
Extralucide la lune est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Tu n’es pas saoul
Paris est sous
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Extra Lucille quand tu es sur
La Seine, la Seine, la Seine
Extravagante quand l’ange est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Sur le Pont des Arts
Mon cœur vacille
Entre deux eaux
L’air est si bon
Cet air si pur
Je le respire
Nos reflets perchés
Sur ce pont
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
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LA PLUS BELLE FOIS QU’ON M’A DIT « JE T’AIME »… de Francis Lalanne

Noooon ! Ne partez pas ! Après tout, on a tous une chanson inavouable… Pas vous ?

Et puis, Francis a été jeune (si !) et moi aussi (si, si !)… et qu’est-ce que j’ai pu chanter cette chanson 😍😍😍

La plus belle fois qu’on m’a dit « je t’aime »
C’était un mec qui me l’a dit.

Il m’a pas regardé
L’air grave et langoureux
Les pupilles bandées
Le biceps amoureux
Il avait pas le regard
De ceux qu’ont rien dans le coeur
Comme tous ces p’tits ringards
Qui jouent les grands… tombeurs
Il m’a regardé simplement
Avec des yeux qui r’gardent vraiment
Pas de sourire et pas d’oeillade
Pas de cinéma et pas d’aubade
Il m’a dit ça comme quand c’est vrai
Il m’a dit ça de mon plein gré
Avec un sourire qui pleure
Comme quand les coeurs sont pas à l’heure
J’me suis senti con ce jour-là
De pas savoir répondre à ça

La plus belle fois qu’on m’a dit « je t’aime »
C’était un mec qui me l’a dit.

Pendant qu’il me regardait
Ça flanchait dans mes yeux
Et plus il me regardait
Plus mon pouls sonnait creux
Le coeur comme un marteau
La tête comme un pourquoi
J’étais mal dans ma peau
Pourtant, il y avait pas de quoi
Pourtant il m’a pas fait du plat
Comme un mec avec une nana
J’ai fait celui qui veut rien entendre
J’ai fait celui qui veut pas comprendre
Et j’ai bredouillé quelques mots
Des trucs qui sonnaient un peu faux
Du style moi aussi je t’aime bien
Tout le monde ici, tous les copains
J’me suis senti con ce jour-là
De pas être comme lui, d’être comme moi

La plus belle fois qu’on m’a dit « je t’aime »
C’était un mec qui me l’a dit.

Il a sourit tout bas
Juste avant de partir
On avait lui et moi
Plus grand chose à se dire
On s’est revu un jour
On s’est rien dit du tout
A chacun son amour
C’est pas le mien, voilà tout.
Aimer les filles ou les garçons
Aimer, c’est aimer de toute façon
Mais…

La plus belle fois qu’on m’a dit « je t’aime »
C’était un mec qui me l’a dit.

PETIT PAYS de Gaël Faye

Quel est le rapport entre le rap, le slam et la littérature ?

À première vue, aucun !

Que nenni (oui, j’ai 125 ans 😂) !

Ce sont les mots ! Qu’ils soient déclamés, écrits, gueulés, chuchotés, je prends tout !

C’est l’amour du verbe, la force de la parole, l’envie de raconter, de partager des émotions, de se sentir vivant.

Je me souviens de la rage et de l’énergie que j’ai ressenties la première fois que j’ai écouté Paris sous les Bombes de NTM, de la mélancolie qui m’a envahie sur Midi Vingt de Grand Corps Malade ou encore du fracas éprouvé quand j’ai lu pour la première fois Voyage au bout de la nuit de Céline.

Quand je pense aux livres que j’ai lus, ce sont les émotions qui me reviennent en premier, avant même l’histoire dans son ensemble. Ma bibliothèque est pleine de pleurs, de joies, de colères, de dégoûts, de mélancolies, de fureurs… et parfois d’indifférences.

Et voilà qu’un slameur se met à écrire un roman alors que je ne savais même pas qu’il slamait !

Quand je vous dis que je suis en retard !

Ce livre date de 2016. L’auteur, Gaël Faye, a écumé tous les plateaux TV à sa sortie. Je découvrais totalement le personnage : slameur, poète, écrivain ; trois talents en un.

Lors des interviews, il semblait à la fois réservé et sûr de lui, une incarnation de la force tranquille, malgré sa jeunesse.

C’est peu de dire qu’on a beaucoup parlé de son livre. Il était partout ! Il a reçu plein de prix, a fait partie du dernier carré pour le Goncourt.

Ma pile à lire tenant plus du mur porteur que d’une pile à lire, je viens juste de le terminer (oui, deux ans après).

L’Afrique à hauteur d’enfant

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Ça commence par l’Afrique rêvée, fantasmée, même ; majestueuse, belle, lumineuse, simple, sauvage, enfantine. Ici, pas de surconsommation, de capitalisme effréné. On vit chichement, heureux, au contact des autres et de la nature. Tout ce que nous avons perdu en Occident : la part de nous, ancestrale, vitale.

Puis, viennent des noms magiques, qui ont le pouvoir de vous téléporter dès que vous les lisez : le lac Tanganyika, les montagnes du Zaïre, les plaines immenses, le quartier Kiriri. Vous êtes bientôt submergés par les évocations des marchés odorants, colorés, par les bruits, la musique (et c’est une sourde profonde qui le dit !). Vous y êtes ! Vous sentez les épices, la terre mouillée, les plantes, la brume. Vous êtes transportés dans l’Eden, ce paradis originel qui n’aurait été pollué ni par le péché, ni par le confort, ni par la corruption. Ce n’est pas la vérité vraie, bien sûr, mais c’est la vérité sacrée, celle d’un enfant.

Les mots sont sublimes : « Sa voix fondait comme un bout de sucre dans nos âmes », « Le Rwanda du lait et du miel ».

Enfin, vient l’Afrique cruelle, carnassière et sanglante.

On revient brutalement sur terre. L’assassinat des présidents du Burundi et du Rwanda sonne la fin de la récré. C’est l’étincelle qui met le feu à une situation déjà explosive. C’est le massacre, la violence brute des uns, la naïveté butée des autres qui continuent de croire et d’espérer. C’est la lâcheté et la peur des occidentaux, qui savaient le rouge de la terre et des rivières.

C’est l’histoire de l’enfance qui finit brusquement. C’est beau, fort et simple.

COMME ILS DISENT de Charles Aznavour

Parce que l’artiste était curieux, enthousiaste toujours, espiègle parfois.

Parce que, malgré son grand âge, il n’est jamais tombé dans le « C’était mieux à mon époque ».

Parce qu’il parlait de la vie comme personne.

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J’habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement rue Sarasate.
J’ai pour me tenir compagnie
Une tortue deux canaris et une chatte.
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché et la cuisine.
Je range, je lave et j’essuie,
A l’occasion je pique aussi à la machine.
Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur un peu styliste.
Mais mon vrai métier c’est la nuit
Que je l’exerce travesti, je suis artiste.
Jai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral après strip-tease.
Et dans la salle je vois que
Les mâles n’en croient pas leurs yeux.
Je suis un homo comme ils disent.
Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains de tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac.
Et là on s’en donne à cœur joie et sans complexe.
On déballe des vérités
Sur des gens qu’on a dans le nez, on les lapide.
Mais on le fait avec humour
Enrobés dans des calembours mouillés d’acide.
On rencontre des attardés
Qui pour épater leurs tablées marchent et ondulent.
Singeant ce qu’ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous, de ridicule.
Ça gesticule et parle fort
Ça joue les divas, les ténors de la bêtise.
Moi les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c’est vrai.
Je suis un homo comme ils disent.
A l’heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot de solitude.
J’ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux de lassitude.
Je me couche mais je ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie si dérisoires.
A ce garçon beau comme un Dieu
Qui sans rien faire a mis le feu à ma mémoire.
Ma bouche n’osera jamais
Lui avouer mon doux secret mon tendre drame.
Car l’objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps au lit des femmes.
Nul n’a le droit en vérité
De me blâmer de me juger et je précise
Que c’est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un « homme oh » comme ils disent.

MONSIEUR de Thomas Fersen

Il s’en passe de belles dans le 92 😉

Bon week-end à tous !

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Les passants sur son chemin
Soulèvent leurs galures,
Le chien lui lèche les mains
Sa présence rassure.
Voyez cet enfant qui beugle
Par lui secouru,
Et comme il aide l’aveugle
À traverser la rue.
Dans la paix de son jardin
Il cultive ses roses,
Monsieur est un assassin
Quand il est morose.

Il étrangle son semblable
Dans le bois d’Meudon,
Quand il est inconsolable
Quand il a l’bourdon.
A la barbe des voisins
Qui le trouvent sympathique,
Monsieur est un assassin
Je suis son domestique.
Et je classe ce dossier
Sous les églantines,
Je suis un peu jardinier
Je fais la cuisine.

Il étrangle son prochain
Quand il a le cafard,
Allez hop ! Dans le bassin,
Sous les nénuphars.
Et je donne un coup de balai
Sur les lieux du crime,
Où il ne revient jamais
Même pas pour la frime.
Sans éveiller les soupçons,
Aux petites heures
Nous rentrons à la maison,
Je suis son chauffeur.

Car sous son air anodin
C’est un lunatique,
Monsieur est un assassin,
Chez lui c’est chronique.
Il étrangle son semblable
Lorsque minuit sonne,
Et moi je pousse le diable
Dans le bois d’Boulogne.
Le client dans une valise
Avec son chapeau,
Prendra le train pour Venise
Et un peu de repos.

Il étrangle son semblable
Dans le bois d’Meudon,
Quand il est inconsolable
Quand il a le bourdon.
A la barbe des voisins
Qui le trouvent sympathique,
Monsieur est un assassin
Je suis son domestique.

Vous allez pendre Monsieur,
Je vais perdre ma place.
Vous allez pendre Monsieur,
Hélas! Trois fois Hélas!
Mais il fallait s’y attendre
Et je prie Votre Honneur,
Humblement, de me reprendre
Comme serviteur.
Et je classerai ce dossier
Sous les églantines,
Je suis un peu jardinier
Et je fais la cuisine.

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