LA CARTE ET LE TERRITOIRE de Michel Houellebecq

Je viens de lire mon premier Houellebecq 🤔

Vous imaginez le stade de notoriété à atteindre pour faire partie des premières fois ? La référence qu’il faut être ? L’importance (sociale, culturelle, expérientielle et j’en passe) qu’il faut représenter pour que cette simple expression, « mon premier Houellebecq« , ait le pouvoir de transférer celui qui la prononce dans une catégorie définie de population ? Zou ! Je passe de ceux qui ne l’ont pas lu à ceux qui savent 🥳. Comme un sésame qui vous ouvre les portes d’un club fermé, un rite d’initiation qui vous fait passer d’un statut à un autre, un apprentissage quasi-obligatoire pour obtenir un rang particulier. Bref, je suis une princesse 😂 !!! Donc, il y a encore quelques semaines, je faisais partie de ceux qui n’avaient jamais lu Houellebecq !

Pourquoi avoir tant attendu ?

On en entend trop parler ! On se prend le chou sur le cas « Houellebecq« . On dit tout et son contraire sur lui, à coup d’infos, d’intox et de rumeurs : « il a quitté la France, il arrête d’écrire, il est dépressif, il se lance dans le Bio, il s’est suicidé, il est mort bouffé par ses chiens… » 😱. Bref, une sorte de grand foutoir dont, jusqu’à présent, je me tenais prudemment à distance.

Il paraît qu’il est cynique ! C’est même sa marque de fabrique. Or, je me méfie du cynisme. A moins de s’appeler Desproges. C’est très dur à manier, parfois drôle, souvent méchant et toujours stérile.

Enfin, son regard de cocker battu m’a toujours foutu le bourdon. Il parle tout bas, n’articule pas, donc je ne comprends rien. Quant à son détachement des choses matérielles, il ferait passer José Bové pour un trader shooté à l’ultra-libéralisme.

Pourquoi le lire maintenant, alors ?

Tout a commencé il y a deux ans (oui, je suis lente). Le Palais de Tokyo a donné carte blanche à Michel pour monter une exposition, « Rester vivant« . Pour une fois, pas d’intermédiaire, donc pas d’interprétation hasardeuse. C’est Michel qui nous parle directement, qui se montre tel qu’il en a envie. Zou, nous voici donc, Népoux et moi, déambulant au milieu de poèmes, de photos, d’installations, de musiques et d’expériences scientifiques. Surprise ! Non seulement, il est bien curieux pour un dépressif 😉, mais en plus tout témoigne d’une délicatesse et d’une fragilité émouvantes. L’idée m’effleure que le personnage mérite peut-être mieux que sa réputation. Mais j’en reste là.

Sauf que ces dernières semaines tout s’est emballé. La sortie de son dernier roman, Sérotonine, crée un énorme battage médiatique. La presse étrangère l’encense comme le meilleur écrivain contemporain. La France l’attend comme le dernier sauveur possible d’un marché littéraire en berne.

Bon sang, si ça se trouve ce type est génial et je passe à côté à cause de mes foutus préjugés !

C’est parti pour la Carte et le Territoire !

Moi qui adore les avis tranchés… ben j’en sais rien 😱.

Je suis allée de surprises en surprises.

D’abord, et en dépit de son regard vif et mutin (oui, c’est une vanne, nulle mais vanne quand même 🥳), il est drôle. J’ai souri et ri souvent. Son récit de la fête du nouvel an chez Jean-Pierre Pernaut me fait dire que c’est « The Place to Be » pour démarrer une nouvelle année.

Ensuite, il manie très très bien le cynisme et n’a pas grand chose à envier à M. Desproges. Preuve en est, un petit texte à la fin de cet article, sur les ravages du féminisme. La féministe que je suis a adoré 🤣.

Mais enfin, ne nous mentons pas, Michel n’a aucun style d’écriture ! Je m’attendais à une « patte » Houellebecq, à ce que ça pète ! Vociférations, provocations, inventions de langage… Je m’attendais à un avant et après, comme Céline. Rien. Mais RIEN !!! C’est bien écrit, c’est neutre, minimaliste, ordinaire.

Après tout, comme le disait Schopenhauer : « La première – et pratiquement la seule – condition d’un bon style, c’est d’avoir quelque chose à dire ». Et Michel a des choses à dire.

Sur ce sujet, je laisserai le mot de la fin à Népoux qui a tout résumé : « Michel, c’est un peu le normcore du style ». Voilà ! C’est ça 🥳🥳🥳 !

Houellebecq et les féministes
« Pour ma part j’ai toujours considéré les féministes comme d’aimables connes, inoffensives dans leur principe, malheureusement rendues dangereuses par leur désarmante absence de lucidité. Ainsi pouvait-on dans les années 1970 les voir lutter pour la contraception, l’avortement, la liberté sexuelle etc., tout à fait comme si le « système patriarcal » était une invention des méchants mâles, alors que l’objectif historique des hommes était à l’évidence de baiser le maximum de nanas sans avoir à se mettre une famille sur le dos. Les pauvres poussaient même la naïveté jusqu’à s’imaginer que l’amour lesbien, condiment érotique apprécié par la quasi-totalité des hétérosexuels en activité, était une dangereuse remise en cause du pouvoir masculin. Elles manifestaient enfin, et c’était le plus triste, un incompréhensible appétit à l’égard du monde professionnel et de la vie de l’entreprise ; les hommes, qui savaient depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la « liberté » et l’« épanouissement » offerts par le travail, ricanaient doucement. Trente ans après les débuts du féminisme « grand public », les résultats sont consternants. Non seulement les femmes sont massivement entrées dans le monde de l’entreprise, mais elles y accomplissent l’essentiel des tâches (tout individu ayant effectivement travaillé sait à quoi s’en tenir sur la question : les employés masculins sont bêtes, paresseux, querelleurs, indisciplinés, incapables en général de se mettre au service d’une tâche collective quelconque). Le marché du désir ayant considérablement étendu son empire, elles doivent parallèlement, et parfois pendant plusieurs dizaines d’années, se consacrer à l’entretien de leur “capital séduction”, dépensant une énergie et des sommes folles pour un résultat dans l’ensemble peu probant (les effets du vieillissement restant grosso modo inéluctables). N’ayant nullement renoncé à la maternité, elles doivent en dernier lieu élever seules le ou les enfants qu’elles ont réussi à arracher aux hommes ayant traversé leur existence – lesdits hommes les ayant entre-temps quittées pour une plus jeune ; encore bien heureuses lorsqu’elles réussissent à obtenir le versement de la pension alimentaire. En résumé, l’immense travail de domestication accompli par les femmes au cours des millénaires précédents afin de réprimer les penchants primitifs de l’homme (violence, baise, ivrognerie, jeu) et d’en faire une créature à peu près susceptible d’une vie sociale s’est trouvé réduit à néant en l’espace d’une génération. »

L’AMOUR SOUS ALGORITHME de Judith Duportail

Youhouuuu, aurait-on découvert l’algorithme de l’amour ?

Ce livre est sorti récemment et a valu moult interviews à son auteure. Le sujet est MEGA attractif. Judith est journaliste et son ouvrage est présenté comme une enquête dont le contenu s’annonce explosif. Le résumé est plus qu’alléchant, jugez-en par vous même :

Après une rupture amoureuse, Judith Duportail s’inscrit sur l’application de rencontre Tinder. Pluie de textos, dizaines d’hommes à ses pieds, ego boosté…
Elle s’enivre. Jusqu’au jour où une information l’estomaque : l’application note secrètement ses utilisateurs sur leur “désirabilité”.
La journaliste prend alors le pas sur l’amoureuse. Épaulée par un hacker, un mathématicien et un avocat, elle se lance dans une quête qui l’amènera à plonger très loin dans les rouages des algorithmes et de son intimité. Jusqu’à découvrir un document de 27 pages susceptible de faire trembler Tinder.

Faire trembler une des applications les plus rentables de l’App Store ? J’achèèèèèète ! Ça fleure le scandale retentissant, la vilaine multinationale qui s’en donne à cœur joie sur le dos des pauvres naufragés de l’amour. Il va y avoir de sombres manœuvres, des méchants, des victimes, du pouvoir, de l’argent, du sang ??!! (je m’égare, je m’égare 🤪).

Ce livre est totalement addictif

Ça commence par une rupture, celle de Judith. J’adoooore. Oui, je sais, c’est mal mais j’assume, car comme disait Jules Renard (repris par Pierre Desproges) : « il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres ne le soient pas ».

Et ce livre est un petit bonbon bien sucré ! C’est toujours un bonheur, comme un baume bien gras, hydratant et confortable sur votre petit 💜 (ou égo), de constater que, non, vous n’êtes pas la seule à être TOUJOURS à côté de vos pompes, à vivre en dix secondes une myriades de sentiments que certaines personnes mettent une vie à ressentir, à douter de tout et n’importe quoi.

Judith s’en va donc chercher l’amour sur Tinder. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle s’en donne les moyens : régime pour correspondre aux canons de beauté, choix de la meilleure photo, humour saupoudré d’un soupçon d’esprit… Vous riez, vous compatissez, vous l’encouragez… Bref, vous vivez son histoire avec elle ! Lorsqu’elle commence son enquête sur le fonctionnement du site, qui n’est pas aussi transparent qu’elle l’imaginait, vous l’accompagnez dans ses investigations, assistez à ses découvertes. Du vrai reportage, caméra à l’épaule !

On sent la journaliste, son écriture est précise, fluide, incarnée, accessible. Pas de bavardage ni de verbiage. Elle est directe, punchy et drôle, avec un style très agréable à lire.

Alors ? Ce scandale ? Ben, Pile ET Face 🤔

C’est malin, ce titre 😤. Maintenant je vais avoir la chanson de Corynne Charby dans la tête toute la journée (les musiques pourries des 80’s : ma passion 🥳 ).

Mais revenons au livre. Si je résume, côté Pile : ce livre est addictif, instructif, agréable et rapide à lire. Son enquête est ultra documentée et sérieuse (pour autant que je puisse en juger, vu que je n’ai aucune légitimité en la matière)… Alors quoi ?!!!

Ben… Côté Face : franchement, ses révélations m’ont fait l’effet d’un glaçon dans une citerne (canicule oblige 🥵). Peut-être suis-je blasée ? Cynique ? Pas aussi féministe que je le revendique ? Peut-être ai-je lu trop d’articles sur les dangers relatifs aux données personnelles ? Peut-être n’ai-je pas saisi la portée de ses révélations. Sûrement un peu de tout ça.

  • Alors, oui, Tinder surexploite ce qu’on appelle la Data, votre Data… mais comme tout le monde. Ça n’en reste pas moins un vrai problème. Et c’est le seul point qui m’a affolée un chouïa.
  • Oui, Tinder décerne une note de « désirabilité » aux utilisateurs afin d’aiguiller les rencontres (en résumé : les winners avec les winners et les boloss avec les boloss). En même temps, c’était déjà le cas quand j’étais au collège !
  • Oui, Tinder s’arroge une image de modernité et d’égalité Hommes-Femmes dans la relation amoureuse, alors que leurs algorithmes reprennent tous les critères de la société machiste.
  • Oui, les facteurs tels l’éducation, le niveau social, le physique, l’âge… jouent un rôle prépondérant dans une mise en relation, y compris pour les femmes. Rien de vraiment nouveau sous le soleil. Ce serait pure hypocrisie de ne pas le reconnaître. On ne détruit pas des siècles d’éducation patriarcale en si peu de temps.
  • Non, le hasard n’a pas sa place sur Tinder… comme dans les agences matrimoniales du siècle dernier. L’échelle a juste changé à l’heure d’internet et de la mondialisation.

C’est toujours délicat de parler de sentiments. Chacun arrive avec l’imaginaire qu’il s’est construit autour de l’amour, de la rencontre, de la découverte, du partage, de l’autre. Forcément, quand cet imaginaire se trouve confronté au réel (a fortiori sur un site de rencontres), le décalage peut être violent.

Même si je ne partage pas le sentiment de révolte de Judith, je suis d’accord sur un point : une femme avertie en vaut deux. Si le contrat était transparent dès le début, beaucoup de femmes hésiteraient à s’inscrire… ce qui ne ferait pas les affaires de Tinder vu qu’elles ne représentent qu’un tiers des utilisateurs !

J’ai adoré ce livre mais pas pour les « bonnes raisons » manifestement. Pas pour les raisons « vendues » dans le résumé ou par les médias. Je l’ai perçu comme divertissant, « feel good », le récit autobiographique prenant largement le pas sur les aspects journalistiques attendus, tels « enquête », « révélations ». Peut-être ai-je mal compris le contrat moi aussi ? 🤷🏻‍♀️

CHRONIQUES DE LA MONTAGNE de Alexandre Vialatte

Qui ça ? Vialatte ?

J’ai découvert Vialatte il y a quelques mois, au hasard d’une conversation. Le nom tombe comme un couperet sur mon ignorance. Ça me dit vaguement quelque chose, je me concentre, une lumière faiblarde et tremblotante apparaît au fin fond de mon cerveau… puis s’éteint. Je sais juste :

  • qu’il est très vieux si toutefois il n’est pas mort (bim, raté, il est mort 😱),
  • qu’il a écrit. Mais à ce stade, vous dire quoi, j’en suis incapable. Il pourrait tout aussi bien être romancier que rédacteur de fiches techniques chez Michelin 😱.
  • Et son prénom, bon sang, c’est quoi ? Je subodore qu’il s’agit d’un prénom fleurant bon la France du début du siècle. Robert Vialatte ? Marcel Vialatte ? André Vialatte ? Re-bim, encore raté, c’est Alexandre !

Forcément je creuse (creuser, ma passion 🥶). J’apprends, pêle-mêle, qu’il est auvergnat, qu’il a écrit des romans qui n’ont eu que très peu de retentissement de son vivant, qu’il a vécu en Allemagne, traduit de grands auteurs germaniques, a fait découvrir Kafka en France. Mais ce qui lui vaut l’admiration inconditionnelle de ses pairs d’hier et d’aujourd’hui, c’est son génie pour un genre littéraire, difficile s’il en est, bien que souvent dédaigné : la chronique. Rien que pour le journal La Montagne, il en a écrit plus de 900.

Ça, c’est pour le C.V.

Zou ! Chez mon libraire !

Adepte du « mourir moins bête », je décide d’acheter un de ses livres. Ce qui n’est pas une mince affaire ! Ne voulant pas enrichir Amazon, je fonce chez mon libraire. Jusqu’ici tout va bien ! Mais quelle n’est pas sa tête quand il m’entend dire « je cherche un recueil des chroniques de Vialatte pour La Montagne » ! On dirait moi quand on me parle d’export de métadonnées 😱 ! Il cherche, il cherche et, enfin, trouve Chroniques de la Montagne » (sur Amazon ??? 😳). Banco, je commande !

Trois jours plus tard, arrive tout ce que j’aime : un énorme pavé de plus de mille pages, écrit tout petit, sans photo, ni illustration, ni dessin… Rien ! Au point où j’en suis, je prendrai même un petit graphique 😩. Je décide donc de tenir un rythme de deux, trois chroniques par jour. C’est parti !

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

Je découvre des chroniques éclectiques, pleines de fantaisie et de malice. Il parle de sujets aussi futiles qu’indispensables tels : les terreurs du solstice, les toits de Paris, la barbe à papa, les chèvres sur la mer, les nains en céramique ou encore le Goncourt.

Il a l’art de transformer le quotidien, le banal, en épopée tour à tour facétieuse, rocambolesque, absurde et drôle. Car Vialatte est drôle, je ne m’y attendais pas du tout ! J’ai souri à chaque chronique et ri souvent (lisez sa chronique sur les toits de Paris, plus particulièrement ceux de la prison de la Santé : « C’est mon horizon, c’est ma Suisse. Rien qu’à les voir, je me sens youler les tyroliennes » 😂).

Il a le don de croquer avec brio les petites gens, les ambiances, les travers, les paysages. Tout le monde y passe, les notables, les paysans, les ouvriers, les marins… Vous lisez et vous y êtes, il parle de vous, vous sentez presque le goût du pain de seigle beurré qui accompagne les huîtres au repas de la Saint-Sylvestre. C’est un peintre de l’ordinaire ou plutôt une sorte d’anthropologue farfelu et bienveillant qui étudie l’humain dans son environnement, avec lucidité : « L’homme n’est que poussière. C’est dire l’importance du plumeau. ».

Vialatte, c’est un peu le double effet Kiss Cool. Ça semble léger et futile, mais c’est plus profond qu’il n’y paraît. Son cynisme tendre (si, si ça existe, je viens de l’inventer) et l’absurdité dont il use, nous renvoient à notre propre sort, la dérisoire condition humaine. C’est frais, mais c’est pas grave !

Dernier détail qui ajoute au burlesque et à l’excentricité d’Alexandre, chacune de ses chroniques se termine invariablement par : « Et c’est ainsi qu’Allah est grand ». Pourquoi ? Je n’en sais fichtre rien. Mais cette dernière phrase est aussi essentielle à ses écrits que Laurel l’est à Hardy (oui, je suis allée la chercher loin 😩).

Mais alors, s’il est si génial que ça, pourquoi Alexandre est si peu connu ?

Un écrivain notoirement méconnu.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui !

Derrière cette perle d’auto-dérision, cette apparente nonchalance, pointe une affliction que l’on tait par pudeur mais qui éprouve. Et, effectivement, comment se fait-il qu’il ne soit pas plus connu du grand public tandis que tout un tas d’initiés se réclament de lui ?

Je découvre avec stupeur que Pierre Desproges l’admirait, que Amélie Nothomb le vénère, Frédéric Beigbeder en est dingue, tout comme Jean Rolin ou Denis Tillinac et bien d’autres…

Car, c’est peu dire que Vialatte n’est pas mainstream, plutôt gourou d’une secte ou grand maître d’une société secrète, oui ! Mais, heureusement, la qualité ne dépend pas de la popularité !

« Nous croyons vivre au siècle de la vitesse, nous sommes au siècle de la hâte ». Lire Vialatte c’est faire une pause, un moment suspendu, un intervalle où l’on prend le temps de s’imprégner, de s’attarder, de découvrir, de se souvenir, de rêver, d’imaginer et de rire.

Et ça fait du bien !

Morceaux choisis

Si vous ne vous sentez pas bien, faites vous sentir par quelqu’un d’autre.
Pas un mot de vous. Je suis comme une plante délicate et à fleurs mauves qui se dessèche dans une poterie rustique.
Les dictionnaires sont sûrs car ils sont faits par des étudiants pauvres.
Le pur Morvan est une absence organisée. Tout le prouve. Le Morvan se défend par le vide ; il rentre les cornes comme l’escargot. Gardez-vous de croire au Morvan ; le Morvan n’est qu’un camouflage. C’est encore une ruse de Bismarck.
Une chronique, il faudrait la faire pousser comme une herbe dans les fentes d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps.
La ponctuation, ce n’est pas de l’orthographe, c’est de la pensée.
L’homme d’aujourd’hui ne descend plus du singe mais de l’avion.

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