LA CORRIDA de Francis Cabrel

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir
Quelqu’un a touché le verrou
Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j’ai cru
Qu’il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l’avoir
Cette danseuse ridicule

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J’en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m’incline

Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que tout s’arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?


Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar
Y mataremos otros

https://youtu.be/m1ET6SEtwbc

LA CARTE ET LE TERRITOIRE de Michel Houellebecq

Je viens de lire mon premier Houellebecq 🤔

Vous imaginez le stade de notoriété à atteindre pour faire partie des premières fois ? La référence qu’il faut être ? L’importance (sociale, culturelle, expérientielle et j’en passe) qu’il faut représenter pour que cette simple expression, « mon premier Houellebecq« , ait le pouvoir de transférer celui qui la prononce dans une catégorie définie de population ? Zou ! Je passe de ceux qui ne l’ont pas lu à ceux qui savent 🥳. Comme un sésame qui vous ouvre les portes d’un club fermé, un rite d’initiation qui vous fait passer d’un statut à un autre, un apprentissage quasi-obligatoire pour obtenir un rang particulier. Bref, je suis une princesse 😂 !!! Donc, il y a encore quelques semaines, je faisais partie de ceux qui n’avaient jamais lu Houellebecq !

Pourquoi avoir tant attendu ?

On en entend trop parler ! On se prend le chou sur le cas « Houellebecq« . On dit tout et son contraire sur lui, à coup d’infos, d’intox et de rumeurs : « il a quitté la France, il arrête d’écrire, il est dépressif, il se lance dans le Bio, il s’est suicidé, il est mort bouffé par ses chiens… » 😱. Bref, une sorte de grand foutoir dont, jusqu’à présent, je me tenais prudemment à distance.

Il paraît qu’il est cynique ! C’est même sa marque de fabrique. Or, je me méfie du cynisme. A moins de s’appeler Desproges. C’est très dur à manier, parfois drôle, souvent méchant et toujours stérile.

Enfin, son regard de cocker battu m’a toujours foutu le bourdon. Il parle tout bas, n’articule pas, donc je ne comprends rien. Quant à son détachement des choses matérielles, il ferait passer José Bové pour un trader shooté à l’ultra-libéralisme.

Pourquoi le lire maintenant, alors ?

Tout a commencé il y a deux ans (oui, je suis lente). Le Palais de Tokyo a donné carte blanche à Michel pour monter une exposition, « Rester vivant« . Pour une fois, pas d’intermédiaire, donc pas d’interprétation hasardeuse. C’est Michel qui nous parle directement, qui se montre tel qu’il en a envie. Zou, nous voici donc, Népoux et moi, déambulant au milieu de poèmes, de photos, d’installations, de musiques et d’expériences scientifiques. Surprise ! Non seulement, il est bien curieux pour un dépressif 😉, mais en plus tout témoigne d’une délicatesse et d’une fragilité émouvantes. L’idée m’effleure que le personnage mérite peut-être mieux que sa réputation. Mais j’en reste là.

Sauf que ces dernières semaines tout s’est emballé. La sortie de son dernier roman, Sérotonine, crée un énorme battage médiatique. La presse étrangère l’encense comme le meilleur écrivain contemporain. La France l’attend comme le dernier sauveur possible d’un marché littéraire en berne.

Bon sang, si ça se trouve ce type est génial et je passe à côté à cause de mes foutus préjugés !

C’est parti pour la Carte et le Territoire !

Moi qui adore les avis tranchés… ben j’en sais rien 😱.

Je suis allée de surprises en surprises.

D’abord, et en dépit de son regard vif et mutin (oui, c’est une vanne, nulle mais vanne quand même 🥳), il est drôle. J’ai souri et ri souvent. Son récit de la fête du nouvel an chez Jean-Pierre Pernaut me fait dire que c’est « The Place to Be » pour démarrer une nouvelle année.

Ensuite, il manie très très bien le cynisme et n’a pas grand chose à envier à M. Desproges. Preuve en est, un petit texte à la fin de cet article, sur les ravages du féminisme. La féministe que je suis a adoré 🤣.

Mais enfin, ne nous mentons pas, Michel n’a aucun style d’écriture ! Je m’attendais à une « patte » Houellebecq, à ce que ça pète ! Vociférations, provocations, inventions de langage… Je m’attendais à un avant et après, comme Céline. Rien. Mais RIEN !!! C’est bien écrit, c’est neutre, minimaliste, ordinaire.

Après tout, comme le disait Schopenhauer : « La première – et pratiquement la seule – condition d’un bon style, c’est d’avoir quelque chose à dire ». Et Michel a des choses à dire.

Sur ce sujet, je laisserai le mot de la fin à Népoux qui a tout résumé : « Michel, c’est un peu le normcore du style ». Voilà ! C’est ça 🥳🥳🥳 !

Houellebecq et les féministes
« Pour ma part j’ai toujours considéré les féministes comme d’aimables connes, inoffensives dans leur principe, malheureusement rendues dangereuses par leur désarmante absence de lucidité. Ainsi pouvait-on dans les années 1970 les voir lutter pour la contraception, l’avortement, la liberté sexuelle etc., tout à fait comme si le « système patriarcal » était une invention des méchants mâles, alors que l’objectif historique des hommes était à l’évidence de baiser le maximum de nanas sans avoir à se mettre une famille sur le dos. Les pauvres poussaient même la naïveté jusqu’à s’imaginer que l’amour lesbien, condiment érotique apprécié par la quasi-totalité des hétérosexuels en activité, était une dangereuse remise en cause du pouvoir masculin. Elles manifestaient enfin, et c’était le plus triste, un incompréhensible appétit à l’égard du monde professionnel et de la vie de l’entreprise ; les hommes, qui savaient depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la « liberté » et l’« épanouissement » offerts par le travail, ricanaient doucement. Trente ans après les débuts du féminisme « grand public », les résultats sont consternants. Non seulement les femmes sont massivement entrées dans le monde de l’entreprise, mais elles y accomplissent l’essentiel des tâches (tout individu ayant effectivement travaillé sait à quoi s’en tenir sur la question : les employés masculins sont bêtes, paresseux, querelleurs, indisciplinés, incapables en général de se mettre au service d’une tâche collective quelconque). Le marché du désir ayant considérablement étendu son empire, elles doivent parallèlement, et parfois pendant plusieurs dizaines d’années, se consacrer à l’entretien de leur “capital séduction”, dépensant une énergie et des sommes folles pour un résultat dans l’ensemble peu probant (les effets du vieillissement restant grosso modo inéluctables). N’ayant nullement renoncé à la maternité, elles doivent en dernier lieu élever seules le ou les enfants qu’elles ont réussi à arracher aux hommes ayant traversé leur existence – lesdits hommes les ayant entre-temps quittées pour une plus jeune ; encore bien heureuses lorsqu’elles réussissent à obtenir le versement de la pension alimentaire. En résumé, l’immense travail de domestication accompli par les femmes au cours des millénaires précédents afin de réprimer les penchants primitifs de l’homme (violence, baise, ivrognerie, jeu) et d’en faire une créature à peu près susceptible d’une vie sociale s’est trouvé réduit à néant en l’espace d’une génération. »

NEW-YORK, NEW-YORK par Liza Minnelli

Start spreading the news
I’m leaving today
I want to be a part of it 
New-York, New-York
These vagabond shoes are longing to stray
And step a round of heart of it 
New-York, New-York

I want to wake up in that city, that doesn’t sleep
To find I’m king of the hill 
Top of the heap

My little town blues, 
Are melting away
I’ll make a brand new start of it 
In old New-York
If I can make it there, 
I’ll make it anywhere
It’s up to you 
New-York, New-York

New-York, New-York 
I wanna wake up, in the city that doesn’t sleep,
To find I’m king of the hill, head of the list 
Cream of the crop at the top of the heap 

My little town blues are melting away 
I’ll make a brand new start of it, in old New-York 
If I can make it there, I’d make it anywhere 
Come on, come through New-York, New-York

https://youtu.be/ns6YbcoRy2U

LES DESSOUS CHICS de Serge Gainsbourg

Des chansons divines de Serge, il y en a à la pelle… mais c’est celle-ci… entre toutes… depuis toujours.

Les dessous chics 
C’est ne rien dévoiler du tout 
Se dire que lorsqu’on est à bout 
C’est tabou

Les dessous chics 
C’est une jarretelle qui claque 
Dans la tête comme une paire de claques 

Les dessous chics 
Ce sont des contrats résiliés 
Qui comme des bas résilles 
Ont filé

Les dessous chics 
C’est la pudeur des sentiments 
Maquillés outrageusement 
Rouge sang

Les dessous chics 
C’est se garder au fond de soi 
Fragile comme un bas de soie 

Les dessous chics 
C’est des dentelles et des rubans 
D’amertume sur un paravent 
Désolant

Les dessous chics 
Ce serait comme un talon aiguille 
Qui transpercerait le coeur des filles

https://youtu.be/SEjmofaVuDY

IL Y A de Jean-Jacques Goldman

Il y a
Du thym, de la bruyère
Et des bois de pin
Rien de bien malin

Il y a 
Des ruisseaux, des clairières
Pas de quoi en faire
Un plat de ce coin

Il y a des odeurs de menthe
Et des cheminées
Et des feux dedans

Il y a
Des jours et des nuits lentes
Et l’histoire absente
Banalement

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Il y a
Des enfants, des grands-mères
Une petite église
Et un grand café

Il y a
Au fond du cimetière
Des joies, des misères
Et du temps passé

Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois

Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Et plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l’on a tant besoin que l’on ait besoin de nous
Elle porte les stigmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile enfant

Et loin de tout, loin de moi
C’est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

ECSTASY AND ME de Hedy Lamarr

Je crois que tout le monde a compris que 2019 sera l’année de la teuf mais surtout celle des meufs !

C’est de l’une d’elles dont je vais vous parler. Vous la connaissez tous… sans la connaître 😏. C’est grâce à elle que l’on se sert tous les jours du WiFi ! Et oui, pas grâce à un obscur ingénieur à lunettes (je sais, bonjour le cliché 😱) mais grâce à la plus belle femme du monde !

J’ai découvert Hedy Lamarr grâce aux deux albums LES CULOTTÉES de Pénélope Bagieu. Je ne vais pas vous refaire l’article sur ces deux livres, ni vous dire à quel point je les ai adorés (le lien vers ma critique est ICI). L’un des portraits mettait en avant cette femme au destin exceptionnel. Ce portrait évoquait son métier d’actrice mais valorisait surtout ses talents d’inventrice.

Forcément, quand j’ai appris, il y a quelques mois, que ses mémoires, sorties en 66, étaient rééditées, je me suis ruée dessus (enfin, plutôt Népoux, puisqu’il me l’a offert) ! L’argument principal de vente était aguicheur juste comme il faut : « L’une des dix biographies les plus érotiques de tous les temps » selon le magazine PLAYBOY (j’avais oublié que la critique datait elle aussi de 66 😩) ! Zou ! C’est parti pour l’érotisme !

Ma première réaction a été la surprise. Aucun mot sur ses inventions. Rien ! Nada ! Walou ! Comme si ça n’avait jamais existé, comme si tout n’était qu’affabulation. Je cherche, je feuillète, j’ai dû zapper des passages, des pages sont collées, Pénélope a fumé avant d’écrire son portrait, si ça se trouve Hedy n’a jamais rien inventé… WHAT’S THE FUCK ??!!! Eh bien non ! Ses trouvailles datant de 1942 et n’ayant pas eu de suites au moment où elle écrit ses mémoires , elle a tout bonnement occulté cette partie de sa vie 😱 !

Ma deuxième réaction (oui, je réagis beaucoup 🤪), c’est la déception. N’exagérons pas, ce livre n’a rien d’érotique. C’est une plongée dans le Hollywood des années 40, où, derrière une façade bon teint de puritanisme, le sexe était omniprésent, mais ça, tout le monde le sait.

En revanche, quelle vie ! Une existence flamboyante comme on n’en fait plus !

Une vie augmentée 🤩

Elle naît en Autriche en 1914. Sa beauté, déjà hors normes, lui ouvre les portes du cinéma. Sa première apparition, entièrement nue et mimant un orgasme dans le film EXTASE (d’où le titre de ses mémoires, rien à voir avec la drogue 😉), en 1933, crée un scandale mondial. Présentée à la deuxième Mostra de Venise, l’œuvre choquera Mussolini qui, par la suite et avec l’aide du Pape (toujours là pour vous dire ce qu’il faut faire de votre cul alors qu’il est censé ne rien y connaître 😤😤😤), interviendra sur la ligne et les choix artistiques du Festival.

Mariée (ou plutôt emprisonnée) à l’un des plus grands industriels allemands, sa fuite vers les États-Unis est rocambolesque.

Six maris et autant de divorces plus tard, elle dira que ses périodes les plus heureuses étaient celles entre deux mariages. Proclamée « Plus belle femme du monde », elle séduit les deux sexes. Sa notoriété ayant débuté sur un scandale, elle n’a aucun mal à assumer sa bisexualité. Elle a un culot monstre, ce qui fera d’elle une négociatrice redoutable face aux grands pontes des studios hollywoodiens. À une époque où les actrices étaient façonnées, manipulées, abusées, exploitées, elle se battra pour son indépendance professionnelle, rompant ses contrats et se lançant dans la production, domaine réservé aux hommes.

Ses mémoires montrent une femme au fort caractère, à la répartie cinglante et à la modestie plutôt rare, bref, tout ce qu’on attend d’une star.

Soyons francs, ce livre ne brille pas (mais alors pas du tout !) par ses qualités littéraires, il est même franchement brouillon par endroit, mais il a le mérite d’être divertissant et de se lire facilement. Et puis, quelle femme !!!

Hedy Lamarr, ayez une pensée pour elle la prochaine fois que vous cherchez le WiFi 😉 !

DIRTY DIANA de Michael Jackson

You never make me stay
So take your weight off of me
I know your every move
So won’t you just let me be
I’ve been here times before
But I was too blind to see
That you seduce every man
This time you won’t seduce me
She’s saying that’s okay
Hey baby do what you please
I have the stuff the you want
I am the thing that you need
She looked me deep in the eyes
She’s touchin’ me so to start
She says there’s no turnin’ back
She trapped me in her heart
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Let me be!
Oh no
Oh no
Oh no
She likes the boys in the band
She knows when they come to town
Every musician’s fan after the curtain comes down
She waits at backstage doors
For those who have prestige
Who promise fortune and fame
A life that’s so carefree
She’s says that’s okay
Hey baby do what you want
I’ll be your night lovin’ thing
I’ll be the freak you can taunt
And I don’t care what you say
I want to go too far
I’ll be your everything
If you make me a star
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana
Diana!
Diana!
Dirty Diana!
It’s Diana! Yeah, yeah
She said I have to go home
‘Cause I’m real tired you see
But I hate sleppin’ alone
Why don’t you come with me
I said my baby’s at home
She’s probably worried tonight
I didn’t call on the phone to
Say that I’m alright
Diana walked up to me,
She said I’m all yours tonight
At that I ran to the phone
Sayin’ baby I’m alright
I said but unlock the door.
Because I forgot the key.
She said he’s not coming back
Because he’s sleeping with me
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Diana, nah
Dirty Di-ana, nah
Dirty Diana
Come on!
Come on!
Come on!
Come on!

CORPS ET ARMES de Etienne Daho

C’est au-delà de la Pop, c’est bien plus que de la musique… c’est Etienne 😍

Mes apparences ne te trompent pas
Tu perces sous le sourire conquérant
L’ego défaillant
Tu fais voler le vernis en éclats
Et tu démontes le mécanisme complexe
De mes défenses et de mes réflexes

Car tu me vois vraiment
Car tu me vois, tu me ressens
Tel que je suis vraiment
Car tu me vois et tu m’entends

Tu rouvres la cage où, surprotégé,
Je m’étais à double tour enfermé
De peur de t’aimer et de m’engager
Plus d’artifices, ni de lignes floues
Mes plus gros défauts, mes pires faiblesses
Sont pour toi mes principaux atouts

Et je me vois vraiment
Dans le miroir que tu me tends
Tel que je suis vraiment
Alors je cède et je me rends

Pour toi, je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Au moment où je m’y attendais le moins
Un ange m’est apparu dans un coin
Je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre
à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre

Et je me vois vraiment
Dans le miroir que tu me tends
Tel que je suis vraiment
Alors je cède et je me rends

Pour toi, je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Tu mets en lumière toutes mes zones d’ombre
à l’intérieur de moi, il faisait froid et sombre

Je dépose corps et armes
Je dépose corps et armes
Je n’oppose aucune sorte de résistance
Tu me fais renaître, je savoure ma chance

Car tu me vois vraiment
Car tu me vois, tu me ressens
Tel que je suis vraiment
Car tu me vois et tu m’entends…

REVIENS de Samuel Benchetrit

Mon goût pour le people et mes préjugés auraient pu me faire passer à côté de ce livre 😱 !

J’adore les potins concernant les célébrités : qui couche avec qui ? Qui trompe qui ? Qui vient de quitter qui ? Oui, je sais, c’est assez pathétique 😫.Naturellement je connais Samuel mais uniquement pour sa belle gueule d’ange torturé et parce qu’il vient d’épouser Vanessa Paradis. Bref, je ne le connais pas ! Je n’ai jamais vu ses films, jamais lu ses livres, ni vu aucune de ses pièces de théâtre. Pourquoi ? Parce que j’en ai l’image d’un intello tourmenté, légèrement perché du bulbe et qui peut être, à tout moment, visité par l’inspiration, le génie et autres illuminations. Les rares interviews que j’ai vu de lui m’ont confortée dans mon jugement : ce type n’est pas de notre planète. Il est d’ailleurs. En promotion, je l’imagine faire un effort surnaturel pour sortir de sa fièvre créative permanente, se mettre au niveau de ses interlocuteurs et essayer tant bien que mal d’apprivoiser les codes médiatiques. De temps en temps, il fait de l’humour (enfin, je crois), mais même ses traits d’esprit me laissent à distance. Une sorte de dérision inquiète qui commence par vous faire sourire et qui vous laisse un goût de fin du monde (OK, j’exagère un peu mais je ne suis pas loin de le penser). Bref, jusqu’à présent, j’aimais bien Samuel pour son physique et ça me suffisait amplement.

D’où que Samuel fait partie de la rentrée littéraire ???

Impossible d’aller à la Fnac, chez mon libraire, chez N’IMPORTE QUEL LIBRAIRE, sans voir son bouquin en bonne place parmi les nouveautés ! Une couverture sobre avec seulement le mot Reviens, même pas en très gros, ni en très rouge (aguicher le chaland, quelle vulgarité 😩), aucune ponctuation, un minimalisme assumé qui vous gueule à la figure que « c’est un livre d’auteur, sérieux et que si t’as pas envie de rire, tu es bien tombé et tu vas être servi » ! Seule concession, sûrement imposée par l’éditeur, un bandeau avec la photo de l’auteur (tu m’étonnes !!!).

Sauf que, MON libraire le recommande ! Quand il aime, il trombone un petit papier sur la couverture avec quelques mots manuscrits qui, neuf fois sur dix, donnent envie de le lire.

La première fois, je tourne autour du livre, à bonne distance, comme si mon banquier allait en sortir pour me signifier que la situation de mon compte devrait me préoccuper davantage !

La deuxième fois, je me rapproche prudemment et la troisième fois, je me décide à lire la petite critique de mon libraire.

Je tombe sur le cul ! Il a trouvé ce livre hilarant, émouvant et tendre ! Je vérifie qu’il parle bien du bouquin de Samuel, cet être décalé, à l’ouest, prisonnier des limbes de la création. Il parle bien de lui. Je me dis que mon libraire a pété une durite et rentre chez moi, attends quelques jours… et je reviens acheter Reviens.

J’ai beaucoup aimé ce livre !

Reviens n’est pas une supplication à une femme mais à un fils. Un écrivain, en panne d’inspiration depuis plusieurs années, dont la vie côtoie le néant depuis la séparation avec sa femme, voit son grand fils quitter la maison pour un voyage autour du monde.

Ce départ agira comme un électrochoc dans son existence totalement apathique.

Comme souvent, il faut que les gens partent pour qu’on réalise combien on tient à eux et combien on les connaît mal, par pudeur, par manque d’efforts, par égoïsme, par lâcheté. Le père et le fils s’aiment, bien sûr, mais sans se le dire. Complices, copains, fumant des clopes ensemble, en silence, à quatre heure du matin. Ils ne se disent pas l’essentiel, persuadés que l’autre le sait et que l’essentiel est superflu.

C’est l’histoire d’une renaissance, progressive, douce, entre un père et son fils, entre un homme et l’amour, entre un écrivain et son envie de raconter des histoires.

L’écriture est totalement accessible et ancrée dans le réel (Samuel est un type comme les autres 😜). C’est touchant, tendre et, paradoxalement, drôle, bourré d’auto-dérision. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est hilarant (n’oublions pas que Le Discours de Fabrice Caro a mis la barre très haut) mais j’ai souri et ri souvent (la scène de l’achat du canard à la ferme 😍😍😂).

Je vous le conseille, c’est léger tout en étant peut-être plus profond qu’il n’y paraît.

Et surtout, mes préjugés envers Samuel ont totalement disparu 😜 !

LA SEINE de Mathieu Chedid

Vous aimez Paris ? Vous aimez la Seine ?

Alors vous adorerez cette chanson et le film d’animation Un Monstre à Paris !

C’est un pur bonheur pour les amoureux de la capitale… et les autres !

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Elle sort de son lit
Tellement sûre d’elle
La Seine, la Seine, la Seine
Tellement jolie elle m’ensorcelle
La Seine, la Seine, la Seine
Extralucide la lune est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Tu n’es pas saoul
Paris est sous
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Extra Lucille quand tu es sur
La Seine, la Seine, la Seine
Extravagante quand l’ange est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Sur le Pont des Arts
Mon cœur vacille
Entre deux eaux
L’air est si bon
Cet air si pur
Je le respire
Nos reflets perchés
Sur ce pont
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
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