LA SEINE de Mathieu Chedid

Vous aimez Paris ? Vous aimez la Seine ?

Alors vous adorerez cette chanson et le film d’animation Un Monstre à Paris !

C’est un pur bonheur pour les amoureux de la capitale… et les autres !

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Elle sort de son lit
Tellement sûre d’elle
La Seine, la Seine, la Seine
Tellement jolie elle m’ensorcelle
La Seine, la Seine, la Seine
Extralucide la lune est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Tu n’es pas saoul
Paris est sous
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Extra Lucille quand tu es sur
La Seine, la Seine, la Seine
Extravagante quand l’ange est sur
La Seine, la Seine, la Seine
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça, la Seine et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aime comme ça la Seine et moi
Sur le Pont des Arts
Mon cœur vacille
Entre deux eaux
L’air est si bon
Cet air si pur
Je le respire
Nos reflets perchés
Sur ce pont
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
On s’aime comme ça la Seine et moi
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ADIEU POULET de Pierre Granier-Deferre

Vous le savez (mais si, vous le savez) que je vais vous parler des Dossiers de l’Écran !

Je suis un pur produit des années 70 !

J’ai porté des sous-pulls orange, des pantalons en velours pattes d’éph marron, des cagoules, j’ai gueulé à tue-tête Le Lundi au Soleil dans une 2 chevaux … et tous les mardis soirs, j’allais dormir chez mon pépé et ma mémé.

Et tous les mardi soirs, c’était le même cérémonial : après le repas, ils se calaient dans leur fauteuil, moi assise par terre entre les genoux de mon grand-père et on regardait, dans un silence quasi religieux, les informations d’Antenne 2, suivies des Dossiers de l’Écran (oui ! On était Antenne 2, certainement pas TF1, on avait le respect du service public dans la famille 😂). Autant vous dire que, concernant le prime, il n’y avait pas les avertissements pour public sensible et autres pastilles « -10 », « -14 », et j’en ai vu des scènes de meurtres et parfois de torture.

Sauf le sexe ! Ça, il faut avouer que ma famille était d’une rapidité déconcertante quand il fallait m’éloigner d’une scène de cul. Surtout qu’ils n’avaient pas la télécommande hein, fallait se lever pour changer de chaîne ! La misère !!! En revanche, totale tolérance pour la violence !

Comme tout le monde, la musique du générique me remplissait à la fois de terreur mais aussi d’une jubilation secrète : j’allais me coucher tard et regarder un programme pour les grands.

Pourquoi je vous parle de tout ça ?

Car, il y a quelques mois, Arte a diffusé Adieu Poulet. Et tout est remonté à ma mémoire, ce film étant typique des années 70 !

Un film avec Dewaere et Ventura, c’est plus une affiche, c’est un feu d’artifice !

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Je m’assure donc que les mioches n’ont pas prévu une OPA sur la télé, je me cale (ou plutôt me vautre) sur le canapé et c’est parti !

L’immersion dans les 70’s commence dès le générique 😱😱😱 !

Une typo blanche d’outre-tombe, qui bave sur un fond orange. Une musique jazzy-mélancolique (que si tu fermes les yeux tu voies un flic, sous la pluie, sous un réverbère, dans une rue déserte, avec son col de pardessus remonté, le genre de flic qui est toujours seul contre tous).

Le film commence… et je gueule « Qui a touché aux réglages de la télé ??? ». Personne 😩😩😩. Eh oui, ce petit filtre bleu sur les images, c’est d’époque !

Mais quel bonheur de revoir Dewaere, son charme de sale gamin, à la fois sympathique et dérangeant, et Ventura, toujours bougon, incorruptible, du côté des petits, ceux qui ne possèdent rien mais qui tiennent à une seule chose : leur honneur.

Et me vient une bouffée de nostalgie, ma petite minute « c’était mieux avant », en pensant à tous ces films français que j’ai vu le mardi soir et où tout semblait simple : les gentils contre les méchants, les honnêtes contre les pourris, les courageux contre les lâches, les fragiles contre les forts. C’était pas forcément les meilleurs qui gagnaient mais, WHAOUUUU, les Michel Piccoli, les Romy Schneider, les Noiret, Fabian (Françoise pas Lara 😉), Rochefort, Jobert et tous les autres, qu’est-ce que ça avait de la gueule !

Et au milieu de tout ça, Dewaere, qui n’en revenait pas d’être là, qui dévorait chaque miette tellement c’était bon, comme s’il savait que ça ne durerait pas (je vous avais dit que c’était ma minute réac. J’ai prévenu, j’y ai droit !).

Bon, OK, mais c’est quoi le pitch ?

Je vais faire court, car beaucoup connaissent.

À Rouen, en pleine campagne électorale, un candidat de droite, Lardatte, défend l’ordre et la morale. Ses hommes de main attaquent des colleurs d’affiches du camp adverse (oui, à l’époque, il n’y en avait que deux : la droite et la gauche 😉). Deux morts. Le commissaire Verjeat et le jeune inspecteur Lefèvre, chargés de l’enquête, vont vite se heurter au monde politique.

Les dialogues sont savoureux (cette répartie ! “Verjeat ? Il est pas là Verjeat ! Il est à Montpellier Verjeat ! » 😍😍😍), les acteurs excellents, je m’habitue même au filtre bleu !

Je ne suis peut-être pas très objective (sûrement pas, d’ailleurs), mais c’était chouette de le revoir. Comme une madeleine de Proust, la découverte de ses vieux jouets dans une boîte oubliée. Un petit retour en arrière qui fait du bien et qui rend triste aussi. Une nostalgie douceâtre qui s’installe dès le film terminé et la télé éteinte.

Ça ne dure pas longtemps, Fifille N°2, gueulant, comme un cochon qu’on égorge, que quelqu’un est entré dans sa chambre, Népoux, furax que Fifille N°3 ait piqué son portable et Fifille n°1 ralant que, dans cette maison, y’a jamais rien à manger.

Alors, je pense à mon pépé et ma mémé, qui, là où ils sont, me regardent peut-être, moi et ma p’tite famille. Ils doivent sourire… et je leur souris aussi.

 

 

 

LA BOHÈME de Charles Aznavour

Je pourrais écouter cette chanson en boucle… et partir faire du macramé dans le Larzac 😂

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Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue
La bohème, la bohème
Ça voulait dire
On est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu’un jour sur deux
Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l’hiver
La bohème, la bohème
Ça voulait dire
Tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie
Souvent il m’arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d’un sein
du galbe d’une hanche
Et ce n’est qu’au matin
Qu’on s’asseyait enfin
Devant un café-crème
Épuisés mais ravis
Fallait-il que l’on s’aime
Et qu’on aime la vie
La bohème, la bohème
Ça voulait dire
On a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l’air du temps
Quand au hasard des jours
Je m’en vais faire un tour
À mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d’un escalier
Je cherche l’atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts
La bohème, la bohème
On était jeunes
On était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout

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