LA PAGE BLANCHE de Pénélope Bagieu

J’ai redécouvert la BD sur le tard

Comme beaucoup, j’ai lu des bandes dessinées dans mon enfance. Mes lectures étaient tout ce qu’il y a de plus classique : Astérix et Tintin.

A la grande guerre qui oppose les deux, j’étais plutôt Astérix. Les personnages haut en couleur avec leur côté bon vivant, franchouillards, qui défient toute forme d’autorité me parlaient beaucoup plus que Tintin, trop raisonnable, à la limite du déprimant (heureusement qu’il y avait Milou et le capitaine Haddock). Il y a déjà tellement de gens sages dans la vie réelle, ce n’est pas pour que je lise des BD où le héros traverse sur le passage piéton !

Ensuite, j’ai découvert Les petits Hommes, Yoko Tsuno et Blake et Mortimer.

Mais ma curiosité s’est arrêtée là.

C’était sympa, ça détendait, ça faisait sourire mais ça ne valait pas un bon livre !

Je suis restée sur mes acquis, j’ai relu certains albums (bizarrement, en grandissant, je préférais relire les Tintin que les Astérix que je trouvais trop lourds. Bref, je devenais adulte 😱).

J’aurais pu ne plus jamais lire de BD de ma vie, ça ne m’aurait pas manqué (malheureuse que je suis).

C’était sans compter avec Pénélope !

Je vous ai déjà parlé d’elle et de ses albums Les Culottées, qui devraient être O.B.L.I.G.A.T.O.I.R.E.S (c’est mon côté dictateur qui ressort 🤪).

Découverte par hasard sur les réseaux sociaux, elle m’a fait rire, sa personnalité m’a plu et j’ai eu envie de lire ce qu’elle faisait.

Tout m’a plu ! Et pourtant rien ne se ressemble tant elle est éclectique dans ses collaborations ou ses sujets. Ah si ! Un fil rouge : le féminisme (elle a tout pour me plaire cette Pénélope 😍). Et l’humour !

Cette découverte a été la porte ouverte à toutes les fenêtres pour moi.
Je me suis intéressée à ce qu’on appelle la nouvelle BD et ses différents « genres ». La BD biographique, la BD reportage, la BD historique etc.

J’ai découvert Maus d’Art Spiegelman, sublime, tristement sublime, j’ai découvert V pour Vendetta… et j’ai découvert les romans graphiques 😻😻😻.

 

 

La page blanche de Pénélope Bagieu et Boulet

Le pitch m’a rendue dingue.

Le voici tel que décrit sur la quatrième de couverture :

« Tout va bien se passer… J’ai une adresse, des tickets de métro, un plan de Paris… D’ici une minute, tout va me revenir. » Sur un banc, dans Paris, une jeune femme reprend ses esprits. Elle ne se souvient ni de son nom, ni de ce qui l’a amenée là. Son passé a disparu…

Ce roman graphique (j’adoooore écrire ça) est tout sauf superficiel, adjectif qu’on accole facilement à tout ce qui comporte des dessins. Il m’a marqué. J’y repense très souvent alors que je l’ai lu il y a plus de 3 ans.

L’écriture est sensible, drôle. Les dessins sont subtils et épurés. Le trait va à l’essentiel, accompagnant l’héroïne dans sa quête d’identité. En une case, on s’installe dans un lieu, on perçoit le caractère d’un personnage, on ressent une émotion.

Ce livre est un bijou. Je me suis mise à la place de l’héroïne, j’ai été en sidération avec elle, j’ai repris espoir avec elle.

Et la fin, mon dieu, la FIN !

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