MINIATURISTE de Jessie Burton

J’ai toujours rêvé de vivre dans le monde des Polly Pockets

Tout ce qui est maquettes, miniatures, dioramas, modélisme et autre Playmobil ou Lego me rend dingue. Quand je dis dingue, c’est vraiment folle à lier. Je n’écoute plus personne, je cours d’un univers miniature à un autre en m’extasiant comme si j’avais vu la Vierge, je veux tout acheter et je ne veux plus partir.
Dans ces cas-là, mon népoux commence par s’adresser à ma raison (on ne va quand même pas péter le Plan d’Epargne Logement pour tes conneries) puis finit par me parler comme à une môme de 5 ans en me promettant qu’il m’achètera le petit train qui va dans la montagne.
J’ai même essayé d’acheter la maquette d’immeuble d’un promoteur immobilier… qui m’a gentiment expliqué que cette miniature valait un rein et qu’il était hors de question qu’il s’en sépare.
Vous dire que la période de Noël avec ses vitrines et ses minuscules mondes enchantés est d’un danger extrême pour moi est un euphémisme.

C’est grave docteur ?

D’un point de vue psychologique, j’ai beaucoup réfléchi à la signification de cet amour inconditionnel de l’infiniment petit et franchement j’hésite encore entre :
1/ Le souhait d’un contrôle absolu sur ma vie et mon monde ?
2/ Le besoin de sécurité ?
3/ L’envie de vivre plein de vies par procuration ?
4/ Une névrose de stade 4

Tout ça pour vous dire que le livre de Jessie Burton, Miniaturiste, était pour moi

Le titre m’a attirée (forcément) et l’intrigue m’a donné des palpitations.
J’ai donc acheté le livre.
Amsterdam, fin du XVIIème siècle. La ville est à l’apogée de son succès commercial, elle vit les derniers moments de son âge d’or. La société est puritaine à l’extrême, chacun épiant les faits et gestes de son voisin pour traquer ce qui sort du droit chemin.
Suite à un mariage arrangé, Nella, 18 ans, jeune provinciale néerlandaise, arrive chez son mari, épousé furtivement deux mois auparavant. Elle est censée avoir de la chance, Johannes Brandt est l’un des plus riches et des plus influents marchands d’Amsterdam.
Seulement voilà, l’accueil n’est pas froid : il est glacial. Son mari est distant, sa belle-sœur est antipathique, la servante est effrontée.
Il y a UN personnage sympathique, Otto, un domestique noir, esclave affranchi par le marchand, en dépit des usages de l’époque.
L’atmosphère est pesante, chacun ayant quelque chose à cacher.
Pour occuper sa femme, Johannes lui offre une maison de poupée représentant sa cossue demeure. À l’époque, c’était le passe-temps favoris des femmes riches.
Nella va faire appel à un mystérieux miniaturiste pour la meubler. Ce fournisseur, qu’elle ne connaît pas (tout se faisant par courrier), va se révéler très compétent en lui envoyant des meubles et des personnages étrangement précis et réalistes.
Plus Nella complète sa maison de poupée, plus elle s’approche dangereusement des secrets de ses habitants.

Pour un premier roman, c’est une réussite !

Il s’agit du premier roman d’une jeune britannique. Elle en a eu l’idée lors d’une visite au Rijksmuseum à Amsterdam (l’équivalent de notre Louvre), en voyant la maison de poupée de Petronella Oortman.
Ce livre a eu un succès immédiat lors de sa sortie, intéressant même le cinéma.
Il a eu également quelques critiques (manque de profondeur psychologique des personnages, description insuffisante du pays qui dominait l’Europe grâce à sa puissance maritime, illustrée par la V.O.C, Compagnie néerlandaise des Indes Orientales).
C’est vrai, on aurait pu s’attendre à un contexte plus fouillé. Personnellement, cela ne m’a pas dérangée. Le ton et l’intrigue sont captivants et m’ont tenue en haleine jusqu’au bout. Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me faire part de vos impressions !

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